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Le respect : un mot « bateau » ou une exigence ?

J’ai toujours été une indignée face aux intrusions, violences, humiliations, abus et prises de pouvoir quelles qu’elles soient, visibles ou moins visibles, voire insidieuses, une indignée des « non respect ».

Le respect de l’autre est pour moi une valeur, une posture fondamentale, profonde, tout autre et bien plus exigeante que la simple obéissance. Respecter l’autre, c’est reconnaître que l’autre est un autre, que cet autre, comme moi-même, a des besoins, des désirs, des ressentis, des émotions, des mémoires, des pensées, une intériorité, une intimité. C’est reconnaître que chacun, quel qu’il soit, quelque petit qu’il soit, a le droit d’être respecté dans son intégrité corporelle mais aussi psychique.

C’est respecter son entièreté, son intériorité, sa spécificité, mais aussi son enveloppe, sa peau, sa bulle, son espace vital, son territoire, ses frontières.

C’est reconnaitre l’autre comme une personne, sujet, acteur de sa vie.

C’est bien évidemment aussi mettre des limites aux comportements qui ne respectent pas l’autre,

qui font mal, empiètent, intrusent, écrasent, humilient…

De ce fait, c’est donc aussi respecter et faire respecter les interdits, les règles, les obligations sociales les hiérarchies, qui sont instaurées pour protéger chacun.


Le vivre ensemble, le respect des « vies et espaces de chacun ».

Interagir, être en relation, sans prendre de pouvoir sur l’autre, ni laisser à l’autre prendre du pouvoir sur soi. Savoir soi-même faire respecter son « territoire », les limites de son propre espace psychique et corporel. Se savoir être responsable de ses actes, de ses paroles, de ses choix, c’est parfois devoir se déconditionner de ce que nous avons intériorisé comme principes, comme obéissances, voire soumissions. Communiquer, vivre avec les autres et choisir profondément ses oui et non : les dire et les « agir ». Choisir ce que nous donnons, ce que nous partageons, qui et comment nous laissons approcher.

C’est aussi éviter les postures de sauveur, y compris envers les plus vulnérables, et dans tout « prendre soin », soutien et accompagnement. C’est, éviter les postures de « penser à la place de l’autre », de « croire savoir à la place de l’autre ce qui serait bon pour lui » , qui sont pour moi un glissement vers des prises de pouvoir et intrusions.


Cette posture de respect fondamental est au cœur de la bien-traitance, qui, loin d’être simple bienveillance ou gentillesse, est une approche de l’autre bien plus globale, exigeante et difficile à mettre en œuvre, quelle que soit les façons de la décliner.


J’ai pris conscience récemment que c’est sans doute le fil conducteur de mes engagements, et domaines de formations et d’explorations. Le respect en particulier des plus vulnérables.

C’est l’axe principal qui m’a amené à élargir ma palette depuis mes premiers engagements avec ATD Quart Monde autour de la précarité, vers ma formation initiale de psychomotricité autour du handicap, puis vers la petite enfance et la parentalité, et enfin vers mes autres domaines de transmissions : communication et interactions, travail en équipe, relations parents-professionnels, violences faites aux enfants, stress et coping, risques psychosociaux, dynamique des groupes et conduite du changement, résistance aux liens d’emprise …, parce que le respect de chacun nécessite de travailler tous ces sujets.





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